Les cryptomonnaies font couler beaucoup d’encre. Utiles ou inutiles ? Future révolution ou bulle spéculative ? Investissement juteux ou gouffre financier ? Beaucoup de questions de posent autour des “crypto-actifs”, comme les nomment la Banque centrale européenne.
Les cryptomonnaies sont une innovation qui n’est pourtant pas si récente. La plus ancienne – le bitcoin – a aujourd’hui dix ans. Née en 2008, c’est aussi la plus célèbre des crypto et elle n’est plus toute jeune !
Dans le sillage du Bitcoin, de nombreuses monnaies virtuelles sont apparues. Certaines représentent de véritables innovations qui trouvent une application utile dans l’économie contemporaine, comme celles utilisées dans les clubs de football par exemple.. Quant à d’autres, elles se révèlent être de pâles copies de monnaies déjà existantes auxquelles on affuble un nom, un logo et un discours séduisant.
Pour autant, ne vous méprenez pas. Il faut savoir faire la différence entre les cryptomonnaies incontournables (celles qui présentent une véritable innovation) et celles qui peuvent disparaître rapidement du fait de leur inutilité évidente. Certaines cryptomonnaies sont même créées pour poursuivre des objectifs peu nobles : celui de récolter de l’argent à des fins personnelles au cours d’une “ICO” (Initial Coin Offering).
Heureusement, vous allez pouvoir découvrir dans ce dossier 8 cryptomonnaies incontournables. Celles qui font avancer l’usage de la blockchain et apporte leur pierre à l’édifice de cette révolution technologique, économique et sociétale. De fait, ce sont aussi des cryptomonnaies à *la capitalisation importante – ce qui peut intéresser l’investisseur qui sommeille en vous !
Entrons dans le vif du sujet en vous présentant une première crypto : l’ether.
L’ether
L’Ethereum est un protocole sur lequel les développeurs s’appuient pour créer des applications décentralisées.
L’Ethereum s’appuie sur sa monnaie virtuelle : l’ether.
L’ether présente des différences par rapport à son célèbre homologue le Bitcoin. La technologie introduite par Ethereum est celle des “smart contracts” ou “contrats intelligents”. Pour l’expliquer simplement, ce sont des programmes informatiques qui s’exécutent d’eux-mêmes une fois que des conditions fixées lors du développement du programme sont remplies.
Comme le Bitcoin, l’ether s’appuie sur le principe de la blockchain. Ainsi, chaque transaction en ether est inscrite dans un immense livre de comptes public où tout le monde peut consulter toutes les transactions réalisées en ether depuis sa création.
Le Bitcoin
S’il y a bien une cryptomonnaie qui est incontournable, c’est celle-ci !
Le Bitcoin est la plus ancienne de toute. Créé en 2008 par un mystérieux Satoshi Nakamoto, le Bitcoin est la crypto dont tout le monde parle. C’est aussi parce que c’est la plus valorisée : plus de 100 milliards de dollars à l’heure où sont écrites ces lignes ! Une somme pharaonique que la deuxième cryptomonnaie en valorisation (l’ether) est loin d’atteindre avec ses 21 milliards de dollars.
Le Bitcoin s’appuie sur la blockchain. Chaque transaction réalisée dans la monnaie virtuelle est inscrite dans un grand livre de comptes que tout le monde peut consulter. Les transactions sont validées et sécurisées par les “mineurs”. Ce sont des personnes ou entreprises qui mettent de la puissance de calcul (plus simplement, des ordinateurs) à disposition pour valider les transactions. En échange, les mineurs sont rémunérés en Bitcoin, grâce aux taxes appliquées à chaque transaction et aux nouveaux Bitcoins créés.
La valeur actuelle du Bitcoin est de 5500 €.
Pour en savoir plus sur cette monnaie est sur les cryptomonnaies en général, rendez-vous sur news.chastin.com.
Le Ripple
C’est une cryptomonnaie bien différente des deux nommées jusqu’ici. Le Ripple a été créé pour assumer un rôle bien précis : permettre d’échanger n’importe quelle monnaie fiduciaire ou crypto-monnaie au niveau international quasi-instantanément et avec des charges largement réduites. Tout un programme !
Le Ripple a vu sa popularité exploser au cours des derniers mois. Et pour cause, les professionnels s’y sont beaucoup intéressés – notamment les banques qui voient dans le Ripple l’opportunité d’échanger des fonds monétaires rapidement et à moindre frais.
Le Bitcoin cash
En 10 ans, la vie du Bitcoin n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. D’où la naissance du Bitcoin cash.
Le Bitcoin cash est apparu à la suite d’un schisme entre deux écoles. Le nombre de transactions en Bitcoin ne cessant d’augmenter, le temps nécessaire à une transaction et les frais engendrés augmentent eux aussi de manière exponentielle.
Comment y pallier ? Deux solutions techniques ont été proposées. Les développeurs du Bitcoin ne parvenant pas à se mettre d’accord, ces derniers ont préféré se séparer. De là est né le Bitcoin cash – considéré par les spécialistes comme le Bitcoin “original”.
Le Litecoin
Avec une technologie se reposant sur celle du Bitcoin, le Litecoin veut venir améliorer la plus ancienne des cryptomonnaies.
Son avantage ? Des transactions réalisées plus rapidement qu’avec le Bitcoin. Également, les frais de transactions sont réduits jusqu’à représenter une somme négligeable.
Le processus de minage du Litecoin est aussi simplifié. N’importe qui peut participer à la validation d’une transaction avec un ordinateur “normal”. Contrairement au minage du Bitcoin qui réclame un matériel puissant et adapté, le Litecoin peut être “miné” avec un classique ordinateur de bureau.
Le Litecoin jouit aujourd’hui d’une capitalisation de plus de 3 milliards de dollars le plaçant à la septième place des cryptomonnaies les plus valorisées. Elle s’est fait surtout fait connaître en rentrant sur la célèbre plateforme Coinbase qui permet au grand public de se procurer des cryptomonnaies.
Le Monero
“Pièce” en esperanto, “Monero” s’appuie sur un protocole semblable à celui du Bitcoin. Celui de la blockchain, bien sûr, mais plus précisément de ce qu’on appelle la “preuve de travail” (ou “proof-of-work”).
La preuve de travail, c’est la capacité des mineurs à sécuriser les transactions et à se voir rétribuer une somme en cryptomonnaie pour avoir permis la réalisation de l’échange.
Monero se veut être une monnaie virtuelle encore plus sûre que le Bitcoin. Aussi, elle veut assurer un anonymat total là où le Bitcoin assure un anonymat partiel. En effet, chaque partie est identifiée par un numéro de wallet unique mais il est possible de retrouver la personne physique qui détient le wallet.
La capitalisation de la cryptomonnaie a explosé ces dernières années, passant de 3,7 millions de dollars en 2015 à 1,2 milliards en 2017.
NEO
NEO, aussi nommé “l’Ethereum chinois” s’appuie lui aussi sur le protocole des “smart contracts” – ces logiciels qui s’exécutent d’eux-mêmes une fois certaines conditions remplies.
Comme l’Ethereum qui n’est pas qu’une cryptomonnaie, NEO est une plateforme de développement de plateformes décentralisées.
IOTA
IOTA est née en 2015. Comme le Ripple qui s’attache à un objectif bien particulier (celui de permettre les échanges financiers rapidement et à moindre coût), IOTA poursuit un objectif précis. Celui de fournir un moyen de paiement sécurisé pour la monétisation des données générées par les objets connectés.
Lu comme ça, on peut croire que IOTA s’attache à une niche réduite et inconnue du grand public. Mais ce serait se tromper : le marché des objets connectés connaît une croissance exponentielle et la quantité de données générées connaît une croissance tout aussi impressionnante.