C’est à la start-up Open Meals que le monde doit cette nouvelle trouvaille. Lorsque la cuisine japonaise passe par une imprimante 3D, ça donne des sushis pixelisés. Il ne s’agit là que du début d’une vraie révolution gastronomique qui, à terme, devrait aboutir à la création d’un véritable catalogue numérique de plats imprimables sur mesure. En attendant, l’expérience des sushis est encore très loin de ce qu’on pourrait espérer sur le plan gustatif.
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Une innovation qui défie toutes les règles culinaires
Avec la révélation de sushis imprimés en 3D, les fanatiques de la cuisine japonaise pourraient applaudir. Qui ne rêveraient pas de commander un bon plat de sushis comme en seulement quelques clics ? Si la situation se prête bien aux films de science-fiction, la réalité, elle, est tout autre.
C’est au festival américain SXSZ que la start-up japonaise Open Meals a présenté ses sushis pixélisés. Convaincue que la numérisation alimentaire représente l’avenir de l’alimentation, Open Meals a l’intention d’ouvrir une base de données capable de stocker les informations relatives à tout type d’aliments à savoir :
- Les nutriments
- Les textures
- Les goûts
- Les couleurs
- Les formes
Pour en arriver à nos fameux sushis, la société a misé sur une imprimante 3D capable d’assembler des cubes de gels comestibles dans lesquels ont été injectés des nutriments, des colorants alimentaires et des saveurs. Il lui faudra bien plus que ça pour se rapprocher de la vraie recette de sushis et créer des fanatiques.
Le résultat visuel est bien digne d’un jeu d’assemblage pour enfant et il faut beaucoup de perspicacité pour deviner qu’il s’agit bien de sushi. Bien qu’ils soient qualifiés de comestibles, une fois sur la langue, nos sushis 3D vous réservent une drôle de surprise.
Pourquoi ça ne marchera jamais en France?
Si vous avez déjà mangé de vrais sushis, vous vous rendrez vite compte que ceux-ci n’ont rien à avoir avec les sushis 3D. Si par contre il s’agit de votre premier contact avec la cuisine japonaise, il vous faudra plus qu’un verre d’eau pour faire passer le goût.
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il serait difficile de faire entrer les aliments 3D dans les habitudes des Français, connus pour leur culture gastronomique. En effet, il faut bien plus que des nutriments et des colorants pour déguster de vrais sushis. Le visuel reste tout aussi important que le goût et avec leur forme en Lego, les sushis 3D sont bien loin des vrais sushis.
D’après Côté Sushi Bordeaux, un restaurant Japonais spécialisé dans la préparation des sushis :
La cuisine japonaise n’est pas chose qui se mange, mais chose qui se regarde
Voilà une culture que partagent les Français qui accordent autant d’importance au visuel qu’au goût.
Étant le plat phare de la cuisine japonaise, il est important que les sushis soient préparés avec des ingrédients naturels et frais. Cela constitue une caractéristique très importante car l’essentiel des ingrédients nécessaires à la préparation des sushis est consommé cru. C’est là toute la particularité de ce plat légendaire de la gastronomie japonaise. Espérons que personne n’ai l’idée de créer une crevette pistolet en 3D : le résultat pourrait être détonnant!
Crédits photo : https://camaraderielimited.fr/les-sushis-imprimes-en-3d-au-japon-ressemblent-a-une-morsure-8-bits-pixelisee/