Avec l’âge, certaines tâches du quotidien deviennent plus difficiles, voire impossibles à exécuter. L’apparition d’un ou plusieurs handicaps (visuel, auditif ou moteur) entrave généralement le déroulement de la vie normale. Ainsi, pour continuer à vivre chez soi lorsque l’on prend de l’âge, la meilleure solution est d’anticiper la perte d’autonomie. Pour cela, il faut adapter son logement, avec les équipements nécessaires. Aménagement de logement pour personne âgée : que faut-il faire en priorité ?
Sommaire :
Les escaliers
Avec la perte d’autonomie, les escaliers deviennent un vrai obstacle pour les personnes âgées ou handicapées. Monter et descendre les escaliers implique des mouvements qui peuvent être épuisants, voire dangereux. En effet, au-delà-de la fatigue, les escaliers représentent un risque de chute, pouvant causer des fractures, ou pire, une perte totale de la mobilité. Connaissant ce risque, l’installation d’un appareil facilitant la circulation entre les étages devient une priorité. Il existe deux solutions pour pallier le problème : le monte escalier ou l’ascenseur.
Le monte escalier est un siège sécurisé ou une plateforme pour les personnes en fauteuil roulant, qui se déplace sur un rail fixé le long des marches. À l’aide d’une télécommande, il est ainsi possible de prendre les escaliers sans effectuer le moindre effort. Un monte escalier peut être installé sur des escaliers droits et tournants en une journée. Il faut compter entre 3 000 et 10 000 € selon l’entreprise et le type de monte escalier. Lorsque vous contactez une entreprise pour l’installation, pensez à vérifier que le monte escalier respecte bien les normes de sécurité : des détecteurs d’obstacles permettant l’arrêt de l’appareil si un objet est sur le trajet, une ceinture de sécurité, un système de verrouillage et un système d’arrêt à l’arrivée.
L’ascenseur est une solution plus confortable mais représente un investissement financier conséquent. Il faut compter entre 10 000 et 15 000 € pour l’installation d’un ascenseur d’1m².
La salle de bain
Chaque année, on estime que 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans subissent une chute dans leur domicile. La plupart du temps, ces chutes se produisent dans la salle de bain. En effet, cette pièce présente de nombreux dangers pour une personne en perte de mobilité ou en situation de handicap. Selon le ressenti de la personne vis-à-vis de l’éclairage, des surfaces glissantes, des gestes difficiles à effectuer, vous pouvez réaliser les aménagements suivants :
- Tapis antidérapant. Permet de réduire significativement le risque de chute dans le bain et la douche. On peut également placer un tapis antidérapant sur le carrelage.
- Marche pied antidérapant. Facilite l’entrée et la sortie de la baignoire.
- Barre d’appui. À installer près de la baignoire, de la douche ou des toilettes pour offrir un support facilitant les déplacements.
- Réhausseur de toilettes. Accompagne la transition entre les positions assis/debout.
- Planche de bain. Permet d’enjamber plus facilement la paroi de la baignoire.
- Siège de douche. Rabattable ou escamotable, il permet de faire sa toilette tout en étant confortablement assis.
- Mitigeur thermostatique. Avec son cran de blocage, il permet d’éviter les risques de brûlures dus à un mouvement involontaire.
Selon le niveau de perte d’autonomie, il faudra peut-être réaliser des adaptations plus importantes, comme une baignoire à porte ou une douche à l’italienne version senior.
La cuisine
À défaut de bénéficier d’aide à la personne, la cuisine doit elle aussi être réaménagée. Cette pièce représente environ 19% des accidents domestiques chez les seniors. Les deux principaux risques dans la cuisine sont les chutes et les brûlures. Ils sont d’autant plus élevés en cas de troubles de la vision, de perte d’équilibre ou de coordination.
Pour prévenir les chutes, l’installation d’une surface antidérapante avec un indice de revêtement R10 permet de diminuer grandement le risque de glisser. Il est également important de nettoyer régulièrement les sols. On pensera à dégager les zones de circulation du moindre obstacle (fil électrique, appareil ménager qui traine au sol, etc.). Pour améliorer le confort de la personne âgée, il est possible d’installer des prises à hauteur de bras, ou à mi-hauteur pour une personne en chaise roulante. De la même manière que pour la salle de bain, les barres de soutien sont les bienvenus pour faciliter les déplacements. Enfin, pour pallier au manque de visibilité, notamment en cas d’handicap visuel, un éclairage avec des sources au plafond et aux murs est une bonne solution. Bien sûr, il faudra penser à réorganiser les rangements afin que tout soit accessible à portée de main. L’objectif est d’éviter le plus possible l’utilisation d’un escabeau ou de devoir se pencher.
Il existe de nombreuses aides pour aménager son logement dans le cadre de la préservation de l’autonomie. Prenez le temps de vous renseigner afin d’amortir les dépenses engendrées par l’installation des équipements que nous avons vu ensemble.